les mousses

Les Mousses, de la Macédoine à la Lozère

Les Mousses, des essentielles pour la parfumerie

S’il convient de parler de “mousses” avec un parfumeur, le botaniste préférera parler de lichens. Ce sont en effet les extraits de ces petits végétaux discrets qui constituent la grande famille des mousses en parfumerie.

Leur extraction se pratique depuis le XVe siècle pour parfumer gants et intérieurs d’armoires. Mais c’est surtout avec la parfumerie moderne que la mousse acquiert ses lettres de noblesse. Elle devient un incontournable des “bases chypre” et un complément indispensable notamment des notes boisées masculines.

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Ces lichens sont très présents sur tout le pourtour méditerranéen et dans les Balkans. Au XXe siècle, la récolte atteint son apogée avec plusieurs milliers de tonnes. Les industriels élaborent alors une gamme étendue d’extraits allant des concrètes aux résinoïdes, des absolues aux distillations moléculaires, adaptée à des applications très variées.

Depuis 1988, Biolandes extrait des mousses dans ses usines, d’abord en France, puis au Maroc et en Bulgarie. Grâce au travail de ses chercheurs, Biolandes fabrique aujourd’hui une large gamme de produits, adaptés aux recommandations de l’IFRA, tout en étant purs et naturels, pour continuer à proposer aux parfumeurs ces extraits d’exception.

Du Lichen pour la parfumerie

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Si l’on parle communément de mousse, le terme est impropre car il s’agit en fait de lichen, association discrète entre un champignon et une algue. Ces petits végétaux s’accrochent à l’écorce des arbres qui les accueillent.

Deux principaux lichens sont employés en parfumerie :

  • Evernia prunastri, dit “mousse de chêne” que l’on récolte sur le tronc des jeunes chênes en Macédoine
  • Evernia furfuracea, dit “mousse d’arbre” qui se cramponne aux branches des pins sylvestres et que l’on récolte principalement sur les hauts plateaux de Lozère

Des paysages de montagnes préservés, en France, La Lozère…

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Des hivers vifs, des printemps humides, des étés chauds, de l’altitude, et surtout de l’air très pur, sont les conditions nécessaires au développement des lichens. Des conditions idéales que l’on trouve en Lozère, plus précisément en Margeride, où les monts couverts de forêts de pins sylvestres culminent entre 900 et 1400 m. C’est le lieu de prédilection de la mousse d’arbre.

…Et en Macédoine

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Dans l’ouest de la Macédoine, dans la région de Samokov, se trouvent de vastes étendues montagneuses qui exposent leurs flancs à l’humidité de l’Adriatique et au soleil de la Méditerranée. C’est le terroir propice au peuplement des chênes dont les rameaux se couvrent de mousse qu’on appelait encore il y a peu la “mousse yougo”.

Deux techniques différentes : En Lozère, du Lichen et un peu de bois

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Nos cueilleurs José et Maria se mettent à l’oeuvre dès l’aube pour récupérer une grande quantité de mousses.

En Lozère, Evernia furfuracea s’accroche aux branches mortes des pins sylvestres. Véritable acrobate, José grimpe dans l’arbre et, à l’aide de sa faucille, fait tomber les branches couvertes de lichens. Au sol, Maria regroupe le trésor.

A deux, il leur faudra une grosse journée de labeur pour récolter 400 Kg de ce précieux chargement fait de lichens et de branchettes mêlés.

En Macédoine, du Lichen, rien que du Lichen

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A quelques milliers de kilomètres de la Lozère, en Macédoine, Dragan et ses proches sont également au travail de la cueillette. Ils ont un même objectif : ramasser un maximum de mousses.

Evernia prunastri pullule sur les troncs et les branches des chênes. Il faut grimper dans les arbres, gratter les troncs, peler les branches pour récolter le précieux lichen. Si par malheur du bois ou de l’écorce vient à tomber, il faut le trier immédiatement pour ne pas altérer la qualité de la mousse de chêne. Les meilleurs rapporteront 10 Kg de mousse triée à la fin de la journée.

En route pour le centre de collecte et le pressage artisanal

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C’est à ce moment qu’entre en scène le collecteur, intermédiaire indispensable au commerce de la mousse. Il va de village en village, de point de collecte en point de collecte, récupérer les sacs du travail de plusieurs jours avec son camion. C’est lui qui contrôle la qualité, qui paie et qui rythme les chantiers de récolte au gré des commandes des usines d’extraction.

C’est au centre de collecte que l’on va presser le lichen en balle pour que le volume au transport vers les usines d’extraction soit réduit et optimisé. Une étape supplémentaire mais indispensable encore réalisée de manière très artisanale en Macédoine. La méthode est tout aussi artisanale en Lozère. Les usines d’extractions sont ensuite prêtes à accueillir les lichens.

Première étape de l’extraction, l’hydrolyse du végétal

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A l’usine, les hommes défont les balles de mousses pour les introduire dans l’extracteur. La mousse est ensuite mouillée et chauffée à la vapeur. C’est l’hydrolyse, étape indispensable, qui génère les molécules odorantes puissantes et tenaces caractéristiques des extraits de mousse.

Les extracteurs sont remplis de mousse humide. L’extraction peut commencer et durera une dizaine d’heures pendant lesquelles les lichens vont libérer leurs substances complexes.

De la concrète de mousse extrait primaire, un grand nombre de dérivés ont été mis au point au fil du temps pour des usages particuliers. Parmi eux, les absolues traditionnelles, obtenues par une extraction à chaud, libèrent des notes de sous-bois humide avec des facettes fumées, ou encore les absolues dites de mousse sylvestre, élaborées à froid, qui possèdent une odeur fraîche et marine.

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Grâce au travail de ses équipes de recherche, Biolandes a développé des procédés innovants qui réduisent à l’état de traces les concentrations des molécules allergènes sans altérer les propriétés olfactives des mousses. Cette gamme d’extraits purs et naturels est conforme aux recommandations de l’IFRA.

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